Il était une fois la mort.

C’est elle qui va nous raconter l’histoire de : « La voleuse de livres », du réalisateur Brian Percival.

J’en sors, pas vraiment indemne, mais émerveillé.

Le début du film est majestueux, un blanc neige sur du noir train d’enfer, de facture exceptionnelle.

Et tout de suite du sang qui coule doucement du nez d’un enfant…

La mort nous raconte alors combien il est inutile de s’en faire pour notre fin,

et en l’attendant,

celle du film,

dans notre fauteuil rouge, on butine les images qui nous défilent.

Elles sont d’une poésie cruelle, d’une beauté crue, d’une humanité confondante.

Il y est question d’une cave dictionnaire, d’un « mein kampf » devenu journal intime, d’un bandonéon à l’abri des bombes, d’une petite conteuse dans le grand noir, d’un garçon au cheveux citron qui se prend pour un sprinter noir, de livres volés qui ramènent à la vie, d’une femme tonnerre remplaçant une maman communiste…

Et pendant ce temps-là, dehors, en Allemagne nazie, on défonce des vitrines, des hommes, des dignités, parce que le nom propre sonne juif…

Si vous pensez être trop sensible, allez le voir quand même.

Il ya dans ce film un clin d’oeil à notre destin, celui de chacun d’entre nous, encore vivant, pour l’instant.

Allez-y, vous en sortirez avec l’envie de vous en sortir!

Ce film est magnifique!!!

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Cédric Klapish, pour moi c’est une sorte de Jeunet adolescent.

D’emblée, pour ceux qui penseraient que j’ironise, je dis non, au contraire!

Parce que si l’histoire du casse-tête est mince, le film newyorkais est drôlement charnu.

En gros, Romain Duris, le héros malgré lui de ce casse-tête, écrivain de circonstance, joueur dilettante de pipo, et tailleur émérite de bio enlevée est :

– largué par sa copine wendy de dix ans.

– paterné par ses deux mômes en uniforme américain, et une copine lesbienne mère porteuse Don juane.

– épousé par une nièce chinoise reconnaissante.

– bouteur en train bien profond d’une ex copine mère célibataire de deux mômes cool.

J’ai adoré retrouvé Schopenhauer en consolateur avisé, et Hégel en baratineur mystique dans une piaule d’ex étudiante punk.

J’ai kiffé grave, comme aurait dit le fiston d’audrey Tautou:

– Cécile de France en guouine en chaleur frotteuse de mur nocturne, et prédatrice de nounou dépassée par ses sens.

– Audrey tautou en sinophone d’actrice Nô, en baiseuse intègre, en femme d’affaires pleurnicharde.

– Kelly Reilly en superbe rousse planquée chez l’amerloque balaise en comprenette humaine, ou en magnifique étalonne britannique porteuse d’élégance sensuelle.

– et enfin Romain Duris, en cycliste polyglotte, en père immature, en époux volage aux yeux des flics ricains, en baiseur éthique parce que conscient de sa quarantaine…

J’ai beaucoup souri, parfois ri.

Je ne me suis jamais emmerdé.

C’est un film commercial, certes, et alors?

Des films commerciaux comme ça, j’en voudrais encore beaucoup.

Merci Cédric!!!

Romain Duris
Audrey Tautou
Cécile de France
Kelly Reilly

 

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